
Condé
Publié le 17 févr. 2023
L’école de condé au Festival Everybody du Carreau du Temple
Les étudiants en Mastère 1 Architecture d’intérieur sur le campus de Paris prennent part au Festival Everybody organisé par le Carreau du Temple. Une collaboration inédite autour de 7 structures destinées à éprouver les corps du public.

Le Festival Everybody, organisé par le Carreau du Temple du 17 au 21 février dans le 3e arrondissement de Paris, est consacré au corps contemporain. « C’est la 2e édition de ce Festival dont l’idée est de mettre en avant les corps d’aujourd’hui, le corps contemporain dans toute sa diversité. Grâce à la programmation, on pense, on réfléchit, il y a des spectacles, mais c’est aussi très important de pouvoir pratiquer et expérimenter » explique sa Directrice générale Sandrina Martins. Spectacles, performances, cours de sport ou encore installations comme celles réalisées par les étudiants en Mastère 1 de l’école de condé sont ainsi au programme de ces 5 jours.
Confronter les étudiants à des problématiques très concrètes
Sous la Grande Halle du Carreau du Temple, les étudiants en Architecture d’intérieur et scénographie du luxe ont installé 7 structures destinées à faire expérimenter au public des contraintes corporelles. Le projet est dirigé par Simon Cacheux, leur enseignant (également créateur et designer sonore), dans le cadre de leur module de M1 Pratique expérimentale et scénographie. « Les étudiants ont créé des installations participatives, très analogiques. L’idée est que l’installation engage le corps du visiteur et que ce dernier soit, par son appréhension concrète de l’installation, obligé de mettre son corps en mouvement ».
Pour cela, des structures très différentes ont été imaginées et produites. « Il y a par exemple un parcours sinueux comme un bout de labyrinthe, délimité par des cordes tendues auquel sont attachées des petits grelots. L’idée est de traverser le parcours sans faire de bruit, ce qui oblige à prendre conscience de son corps », explique l’enseignant.
A travers ce partenariat avec cet établissement culturel et sportif de la Ville de Paris, les étudiants sont amenés à réfléchir à des questions très concrètes de réalisation. « Pour l’installation avec les grelots, il a fallu réfléchir à combien de fils, combien de mètres de corde, quel type de corde, comment on la fixe au sol, au plafond, comment on fixe les grelots ? C’est cette idée que je trouve intéressante dans la notion de design telle qu’on l’entend en France, c’est-à-dire produire un objet qui soit fonctionnel, avec un usage et qui ait un mode de production spécifique en tenant compte des moyens de production. Ce projet est extrêmement formateur pour eux » poursuit Simon Cacheux.
Des contraintes en termes de dimensions étaient imposées par le Carreau du Temple : réaliser des installations de 2m par 2m. Une seule fait exception à la règle : composée de deux modules, elle met en scène un parcours d’obstacles avec des pans de tissus suspendus à des hauteurs différentes. « Famille, Loyer, Diplôme…, chaque tissu porte des mots qui évoquent les choses de la vie qui sont aussi des forces contraignantes pour l’individu, qu’il s’agisse de contraintes positives ou négatives selon les personnes ».
PILE POIL UNE INSTALLATION IMAGINEE PAR LAURENCE YARED ENSEIGNANTE A L’ECOLE DE CONDE
Une autre installation attire l’œil sous la Grande Halle du Carreau du Temple, celle de Hadil Salil, plasticienne et performeuse et Laurence Yared, designer, plasticienne, scénographe et … enseignante à l’école de condé. Nommée Pile Poil, c’est une galerie des glaces participative où les visiteurs sont invités à questionner de manière humoristique leur part d’animalité. Ils ont pour cela la possibilité d’agrémenter les miroirs pivotants encore vierges de motifs animaliers autocollants qui vont se refléter dans les différents miroirs et se greffer à leurs corps.
























