Illuzine, qu’est-ce que c’est ?
Illuzine, c’est une revue consacrée à l’illustration avec de la réflexion, des articles de fond, des points de vue d’auteur, des chroniques d’albums et bien évidemment de l’illustration. A l’origine, c’était un blog sur internet développé après la création de la Section Illustration à l’école de condé à Paris. Ce site fonctionnait alors comme un journal où les étudiants publiaient des reportages dessinés, du dessin de presse et leurs travaux réalisés à l’école. J’ai ensuite délaissé cette formule pour une formule sur papier, un petit fanzine de quelques pages en noir et blanc format A5, réalisé spécifiquement pour les Journées Portes Ouvertes de l’école. Puis le projet s’est arrêté pour revenir finalement, il y a deux ans, sous la forme actuelle d’Illuzine à l’initiative de France Barrois et Natassja de Mourzitch, alors respectivement Directrice ajointe et Directrice du Campus parisien de l’école de condé.
Quelle est l’ambition actuelle d’Illuzine ?
Ne pas se cantonner à publier les travaux des étudiants mais être une revue dédiée à l’illustration avec l’idée de faire se côtoyer plusieurs générations, les gens qui viennent de condé et ceux qui ont d’autres parcours. Sa forme actuelle a vocation à fonctionner de façon indépendante même si c’est à l’école qu’elle trouve son énergie.
Quels sont les réseaux de diffusion de la revue aujourd’hui ?
Nous publions deux numéros par an, mais notre souhait serait d’être une revue trimestrielle. Nos réseaux de diffusion sont assez modestes pour le moment, nous fonctionnons avec des galeries, certaines librairies amies. On participe aussi à un certain nombre d’événements autour de l’illustration-bande dessinée comme le Festival d’Angoulême ou le Festival SoBD. La revue est vendue 6 euros.
Pourquoi ce nom ‘Illuzine’ ?
Dans ‘Illuzine’, on retrouve clairement une référence à l’illustration, au fanzine ou magazine, et enfin c’est aussi un jeu de mots avec ‘usine’ pour évoquer une forme de production, un lieu de production d’images.
Qui est derrière cette revue ?
Maxime Barbier, Grégoire Gicquel, professeurs de graphisme à l’école de condé, et moi-même. Maxime Barbier est responsable de la maquette et de l’identité graphique de la revue et a une façon de mettre en page l’illustration qui donne toute sa place au trait et à la couleur. Cela participe à la valorisation des travaux avec toujours cette idée de mettre l’illustration au centre. Grégoire Gicquel est le créateur de la typo « Illuzine ». Nous sommes aidés cette année par les trois résidents en résidence à l’école de condé : Marguerite Boulanger, Tom Dubois, Florian Jotteur.