
Condé
Publié le 17 mai 2023
Kamil Zihnioglu photographie les identités corses
Sorti de l’école de condé en 2017, Kamil Zihnioglu est un photographe tout terrain. Des archives de la Bibliothèque nationale de France au Journal Le Monde ou aux agences de presse, il se plaît à travailler pour différents univers.

Qu’est ce qui te plait dans le métier de photographe ?
Pouvoir partager, échanger, témoigner de ce qui me tient à cœur. Il y a plein de façons différentes d’exercer ce métier et cette pluralité en fait aussi sa force.
Pourquoi avoir choisi de t’orienter vers l’image ?
Je pense que cette fibre vient sans doute de mes parents qui étaient dans l’image aussi puisque mon père est photographe et ma mère iconographe. Enfant, j’ai toujours vu des photos traîner à la maison. Je devais avoir 7 ans quand mon père a ramené un appareil photo numérique pour ma sœur et moi. Je me rappelle avoir fait des photos de sorties de classe à la campagne. Mais le jour où je me suis vraiment dit que je voulais devenir photographe, c’était des années plus tard quand je suis parti au Pérou avec ma famille, je devais avoir 13 ans. Nous étions au Machu Picchu, ma mère avait son argentique, j’avais envie de faire des photos avec et il y avait un journaliste belge là-bas qui m’a donné des conseils. Quand j’ai développé les photos en rentrant, j’ai adoré, j’ai vu ce que ses conseils avaient donné comme résultat. Plus tard, mon père m’a dégoté un appareil numérique et j’ai commencé à photographier mes copines, mes cousins, jusqu’à en faire mon métier.
Tu travailles à l’argentique et au numérique. Y a-t-il une technique que tu préfères ?
Au départ, je ne jurais que par le numérique, après, ça a été l’argentique. Aujourd’hui, je bosse avec les deux. L’argentique m’apporte une certaine précision, quelque chose d’un peu différent dans les images, le grain, la technique, la définition ou la profondeur. Mais ça a un certain coût et ça demande une rigueur que, parfois, je n’ai pas envie d’avoir. Donc je photographie aussi au numérique et même avec mon téléphone portable. Mon projet en Corse est un mix de tout ça.
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui veut devenir photographe ?
Je lui dirais de regarder les autres photographes, de partager, de s’instruire, et surtout de bien écouter lors de sa formation, même s’il a l’impression de s’ennuyer, car il aura besoin de toutes ces connaissances plus tard ! Et surtout aussi de laisser parler son cœur, ne pas avoir peur de ses sentiments. J’ai mis plus de dix ans à comprendre tout ça.







